Candide - Commentaire composé - Chapitre 19

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Éducation

Générale Première

Matière

Français - Section littéraire

Note

20/20

Pages

3

Mots

1403

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Candide - Commentaire composé - Chapitre 19

Si tu as besoin d'idées pour t'entraîner à l'épreuve écrite anticipée du BAC de Français, nous te proposons de lire ici un exemple rédigé de commentaire composé, ”Candide - Commentaire composé - Chapitre 19”. Notre équipe a choisi d'étudier un extrait du chapitre 19 de Candide (1759) de Voltaire, en se penchant sur la dénonciation de l'esclavage et l'abandon de la philosophie de l'optimisme.

Extraire
Commentaire composé : Voltaire, Candide (1759), extrait du chapitre 19

Candide ou l'optimiste est un conte philosophique publié par Voltaire en 1759. Racontant avec des rebondissements picaresques le voyage initiatique du jeune naïf Candide, l'œuvre se veut en réalité une critique de la philosophie de l'optimisme telle qu'elle a pu être soutenue par des penseurs tels que Leibniz. Voltaire y décelait en effet une faille : une rupture totale avec la réalité contemporaine.

Dans cet extrait, Candide et Cacambo, quittant la contrée mythique de l'Eldorado pour le Surinam, rencontrent sur le bord de la route un nègre qui leur raconte sa difficile vie d'esclave. Nous pourrions donc nous demander en quoi cet extrait, véritable dénonciation de l'esclavage et de la traite négrière, constitue pour Candide une révélation qui lui fait perdre entièrement ses croyances optimistes. Nous étudierons dans un premier temps le constat réalisé par l'esclave, puis prendrons la mesure de l'horreur de la traite des nègres. Enfin, nous verrons, à travers l'ironie voltairienne, comment est mise à mal la philosophie de Candide.

Le deuxième paragraphe de l'extrait détaille la rencontre avec un homme allongé sur le bord de la route. Ce dernier fait le constat de ce qui lui est arrivé.
L'esclave est d'abord présenté de façon objective, à travers ses vêtements et ses blessures, sans qu'il y entre pourtant d'éléments pathétiques. Réduit à une moitié de lui-même, le nègre, désigné par sa race, ne possède qu'une moitié d'habit – à savoir un caleçon – et a perdu deux membres opposés. L'hyperbole de l'exclamation de Candide (« l'état horrible où je te vois ») est amenuisée par l'explication rationnelle que lui demande de fournir Candide, et qui n'est prétexte qu'à un triste constat.

L'esclave se lance alors dans un récit structuré à visée didactique, contenant de nombreux connecteurs logiques (« cependant », « mais », « or ») et des affirmations au présent de vérité générale (« c'est l'usage », « c'est à ce prix que »). Il prend également à partie ses interlocuteurs pour mieux les convaincre de son propos (« vous m'avouerez ») et émaille son propos de précisions numériques (« deux fois l'année », « dix écus patagons », « mille fois moins »). Il répète même exactement le discours de la mère, signalé à l'écrit par des guillemets, ce qui confère à son témoignage un air d'authenticité objective.

De plus, les quelques éléments pathétiques (comme l'interjection « hélas ! ») sont ... [En lire plus]