Thérèse Raquin - Commentaire composé - Chapitre 1

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Éducation

Générale Première

Matière

Français - Section littéraire

Note

20/20

Pages

4

Mots

1857

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PDF

Thérèse Raquin - Commentaire composé - Chapitre 1

Vous pouvez consulter ici un exemple rédigé de commentaire composé, ”Thérèse Raquin - Commentaire composé - Chapitre 1”, pour vous donner des idées pour l'épreuve écrite anticipée du BAC de Français. Nous avons choisi d'étudier l'incipit de Thérèse Raquin (Zola, 1867), en nous penchant tout particulièrement sur le portrait naturaliste que dresse l'auteur des personnages et de leur milieu.

Contenu
Commentaire - incipit de Thérèse Raquin

Extraire
Commentaire Composé : Zola, Thérèse Raquin (1867), chapitre 1

Thérèse Raquin est le premier roman expérimental naturaliste d'Émile Zola. Paru en 1867, il présente d'une manière réaliste la vie de la jeune Thérèse, son mariage avec Camille et son aventure amoureuse lourde de conséquences avec le peintre Laurent. Confrontés à ce texte descriptif, nous pourrions nous demander en quoi, dans ce premier chapitre de Thérèse Raquin, Zola dresse un portrait des personnages à l'image de leur lieu de vie ?

Pour répondre à cette question, nous étudierons le tableau à la précision scientifique que dresse l'auteur, puis l'enfermement omniprésent qu'il décrit, avant de finir par le traitement singulier qu'il réserve aux humains.

Zola signe avec Thérèse Raquin l'avènement d'un nouveau courant littéraire dont il sera le principal représentant français : le naturalisme. Reprenant le flambeau réaliste et repoussant ses limites, Thérèse Raquin peint un tableau avec une précision quasi-scientifique. Zola y fait un récit du détail impressionnant, ayant recours au discours descriptif. Ayant affaire à une organisation de l'espace avec des indices de lieux (« à gauche », « il y a là », « sur toute la longueur »), on adopte un point de vue externe, voyant par les yeux d'un passant.

Le présent descriptif est utilisé (« s'y étalent », « s'agitent »), et les groupes nominaux sont étendus : « les boutiques pleines de ténèbres », « une muraille contre laquelle les bouquiniers d'en face ont.

Cependant, le discours explicatif y est aussi présent, par le biais duquel l'auteur cherche à établir un lien avec le lecteur, comme pour répondre à une question qu'il n'aurait pas formulée. Notons également l'apparition d'un présent de vérité générale (« Le passage du Pont-Neuf n'est pas un lieu de promenade »), de connecteurs de chronologie (« Par les beaux jours d'été », « Il y a quelques années ») et de logique (« pour », « dont »).

Le vocabulaire employé est également très technique : « verre à quinquet », « bonnets de tuiles », etc. Ainsi, Zola s'appuie-t-il sur plusieurs discours pour mener à bien la description de son récit, qui a pour but de nous expliquer de manière physiologique qui sont ses personnages.

Le récit est construit autour d'un seul sens : la vue. Citons par exemple : « couleur brune », « regardent », « coup d'œil », « on y voit », « lueur pâle ». On y trouve un court passage abordant l'ouïe (« c'est un bruit sec et pressé »), mais qui est relativement estompé par rapport aux descriptions visuelles. Ajoutant de petites touches de détail toujours présentes et toujours précises, on pourrait ici comparer Zola à un peintre. La méticulosité avec laquelle il parle de chaque aspect de la rue, de nuit comme ... [En lire plus]